Un pavillon messin construit entre 1960 et 1990 a généralement des murs très
peu isolés, un enduit tyrolien ou gratté en fin de vie et des factures de
chauffage qui s’en ressentent. L’isolation thermique par l’extérieur traite les
deux problèmes en une seule intervention : le mur gagne une épaisseur isolante
et la façade reçoit une finition neuve.
Metz est en Moselle, à 60 km de Forbach, soit trois quarts d’heure de route :
c’est pour nous un trajet quotidien, pas une expédition. Le gros du bâti
concerné se trouve dans la couronne — Montigny-lès-Metz, Woippy, Marly,
Maizières-lès-Metz — et dans les quartiers pavillonnaires de la ville comme
Magny, Queuleu ou Borny. Là, les maisons sont le plus souvent isolables sur
toutes leurs faces libres, et le choix se fait entre un
système polystyrène, plus économique,
une laine de roche quand la
réaction au feu ou l’acoustique comptent, et un
bardage lorsque le support est irrégulier.
Dans le centre, en revanche, la pierre de Jaumont et le périmètre patrimonial
ferment la porte à l’isolation par l’extérieur : nous orientons alors vers un
ravalement de façade classique.
Le détail technique décide du résultat. Nous relevons à la visite la profondeur
des appuis de fenêtre, la largeur des tableaux, le débord de toiture
disponible, la hauteur du soubassement et la position des descentes d’eau.
Chacun de ces points fait l’objet d’une ligne dans le devis. Un mot sur les
aides, puisque la question vient toujours : les dispositifs publics de
rénovation énergétique sont réservés aux entreprises titulaires d’une
qualification que nous ne détenons pas à ce jour, et notre devis ne déduit donc
aucune prime. Comptez douze à
vingt jours de chantier pour une maison de 120 m² de façade, échafaudage monté
et démonté compris, et une visite proposée sous une à deux semaines sur Metz,
suivie du devis écrit sous 72 h. Les photos de chantier dont nous disposons sont
rassemblées dans nos réalisations.